Le nouveau Club Cyber OT du GIMELEC

À l’initiative de ses membres, le GIMELEC donne naissance à un groupe d’un nouveau genre : le Club Cyber OT, nouveau de par son statut de « Club », une première pour le groupement. Le sujet lui-même – la cybersécurité – est une composante stratégique des offres technologiques inscrites dans les gènes du groupement en raison de l’adoption massive des technologies digitales par ses membres. Le GIMELEC est par ailleurs signataire de l’Appel de Paris de 2018 pour la confiance et la sécurité dans le cyberespace.

Parce que la cybersécurité est un maillon essentiel et stratégique des systèmes digitaux qui font aussi bien l’industrie, les villes et les bâtiments, et parce que les adhérents du GIMELEC portent ces offres technologiques et électronumériques garantes de la compétitivité et de la sécurité de leurs utilisateurs, un nouveau Club est en cours de constitution pour fédérer les offreurs en cybersécurité OT actifs en France.

Le digital est constitué de deux univers interconnectés, mais aux enjeux différents. Le monde des systèmes d’information ou IT (pour Information Technologies), qui permet de digitaliser des processus et traite essentiellement de la donnée, est le plus connu de ces univers. Son pendant est le monde de l’informatique industrielle ou OT (pour Operating Technologies), il regroupe les systèmes digitaux qui pilotent des processus physiques, tels que les lignes d’assemblage dans les usines, les protections des réseaux électriques, le pilotage des réseaux d’eau, le contrôle des ventilations dans les bâtiments ou encore les feux rouges dans la ville.

Le Club Cyber OT se consacrera aux positions et travaux permettant de faire progresser la cybersécurité industrielle (OT) en France et en Europe afin de sécuriser les technologies #electronumériques conçue, fabriquée et vendues en grande partie par les membres du GIMELEC. L’objectif est de permettre d’assurer la pérennité des apports du digital dans les économies modernes. Renforcer la coopération entre clients et fournisseurs est un enjeu clé, comme le soulignait le rapport « Cybersécurité : avis de tempête » de l’Institut Montaigne. Pour structurer cette coopération, les fournisseurs doivent se rassembler pour être représentés.

Les acteurs du Club

Les membres du Club Cyber OT viennent en grande partie du Cluster lyonnais ECC4iu qui fut actif entre 2017 et 2019, avant de suspendre ses activités. À l’initiative des nombreux membres de ce Cluster également actifs au GIMELEC, ce nouveau Club reprend et développe le périmètre ECC4iU, en gardant un ancrage lyonnais et industriel, tout en apportant l’expertise des métiers de l’industrie, de l’énergie et du bâtiment, ainsi que des infrastructures numériques.

Ce Club a pour vocation d’être ouvert à toutes les entreprises actives dans l’offre de technologies et de services en cybersécurité OT, et il sera possible d’en être membre sans adhérer pleinement au GIMELEC. Au total, une trentaine d’entreprises, industriels et sociétés de service, constituent aujourd’hui ce Club.

Les ambitions du Club

Son ambition est de dynamiser les échanges et de créer des consensus entre acteurs portant des offres aussi variées que les offres d’audit, de produits, les systèmes et services cyber by-design, les systèmes OT de sécurisation des opérations de maintenance, les offres de formation des installateurs et utilisateurs ou les offres d’intervention de crise. Le panel est large et il tient toute sa place au sein du GIMELEC, référent de la filière électronumérique.

Dans un monde en permanente évolution, le Club permet de structurer des groupes de travail avec de grands clients comme les opérateurs de réseaux électriques, ou avec des associations de clients finaux. Il permettra également d’améliorer la maturité des futurs clients et d’attirer des talents en développant des actions de marketing et de formation.

Le Club vise à exploiter la force du collectif pour peser sur l’évolution des marchés, plus efficacement et légitimement que ne pourrait le faire chaque entreprise séparément. « Ceci est possible du fait que la plupart des grands enjeux sont communs, comme la disponibilité de jeunes talents, et chaque entreprise libère ainsi du temps pour développer individuellement sa propre différentiation », comme le rappelle Rodolphe de Beaufort, délégué général adjoint du GIMELEC et animateur du collectif.
« Les enjeux sont critiques », pour Marc Fromager, Vice-Président Industrial Automation chez Schneider Electric, « il s’agit en effet de structurer le domaine de la cybersécurité OT pour faire face aux menaces grandissantes dans un domaine resté relativement épargné jusqu’en 2018, mais qui voit les risques augmenter rapidement. Des efforts importants sont à faire pour unifier les pratiques au niveau français et européen, pour identifier en partenariat avec les autorités publiques et les clients les solutions les plus adaptées et pragmatiques en termes de protection et de coûts. »

Le GIMELEC se dote ainsi d’un nouveau club stratégique qui s’inscrit à la fois dans la lignée de son histoire liée à l’évolution des usages de l’électricité et du numérique, et à la fois dans la logique de son ouverture face aux enjeux cruciaux de sécurité.