Industrie du Futur

C’est en réinventant son modèle économique et technologique que l’industrie française fait face aux enjeux de la mondialisation et de l’approvisionnement en matières premières et ressources énergétiques.

La quatrième révolution technologique que vit le monde de l’industrie aujourd’hui permet d’accompagner cette transformation vers de nouveaux gains de compétitivité. A l’intérieur des usines, les technologies de l’information, les capteurs, les outils logiciels de simulation et de traitement de l’information et de pilotage, les machines aux performances les plus élevées permettent aujourd’hui de repenser les chaînes logistiques et les chaînes de production, donnant naissance à un nouveau modèle d’usine : la « smart factory ».

Cette « smart factory », aussi appelée Usine 4.0 parce que née de la 4ème révolution industrielle, et le savoir-faire technologique qu’elle véhicule constituent une voie de progrès vers des usines encore plus :

  • compétitives : efficacité énergétique accrue, meilleur taux d’utilisation des matériaux et des outils de production, contrôle optimisé de la qualité, maintenance facilitée et pérennisée ;
  • sûres : exigence renforcée en matière de sécurité de l’environnement industriel, mais également de cybersécurité des systèmes industriels induits par la complexification des chaînes de production et l’ouverture des « smart factories » aux réseaux extérieurs de communication et d’énergie ;
  • responsables : impacts environnementaux et sociétaux des usines limités, réduction des émissions de CO2 par l’optimisation des flux énergétiques, contribution à l’économie circulaire par la réduction et le recyclage des déchets, amélioration de la sécurité des ouvriers.

L’usine connectée : conduire le changement en toute sécurité, grâce à la cybersécurité 

En 2012, 24% des attaques informatiques ont ciblél’industrie, le secteur qui est donc le plus visé par les attaques devant la finance et les services.

De nombreux dirigeants, notamment dans les PME et ETI, n’ont pas conscience du risque encouru : 90% de celles qui ont été piraté ne sauraient d’ailleurs pas qu'elles ont été attaquées. Or, le nombre d’attaques est en augmentation :en 2012, d’après une étude Symantec 31% des attaques informatiques dans l’industrie ont visé les sociétés de moins de 250 salariés, soit trois fois plus qu’en 2011. La menace s’est généralisée, elle ne concerne pas seulement les opérateurs d’importance vitale.

La mise en place de solutions de protection est une priorité 

L’accélération de la numérisation des systèmes industriels offre de vraies opportunités : production flexible et optimisée, maintenance facilitée, économies d’énergie etc. Elle s’accompagne nécessairement de nouveaux enjeux liés à la maîtrise des systèmes industriels.     

Lors des Assises de la sécurité informatique qui se  sont tenues du 2 au 5 octobre 2012 à Monaco, le Président de l’Anssi (Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information) Patrick Pailloux le soulignait clairement : « les acteurs malveillants n’ont pas tous encore le niveau d’expertise pour faire des dégâts. Mais on voit bien l’évolution en cours et cela nous inquiète […] Il est donc essentiel que dans ce domaine, on se retrousse les manches et on agisse. »

La cybersécurité est un point de passage obligé de l’industrie 4.0 et donc de l’industrie française de demain.

Evaluer la menace pour mieux la prévenir 

Dans le cadre de sa stratégie « Industrie 4.0 », le Gimélec, sous le patronage de l’ANSSI, s’est donné comme priorité de travailler sur cette menace avec  comme point de départ la réalisation d’un référentiel permettant aux industriels d’auto-évaluer leurs installations. L’objectif de ce référentiel est de les aider à définir le niveau de vulnérabilité de leur entreprise pour leur permettre d’envisager les mesures proportionnelles pour y remédier.

Deux convictions fondamentales guident ces travaux, dans la foulée des recommandations de l’ANSSI pour maîtriser la sécurité des systèmes d’information dans les systèmes industriels.

La première est que l’enjeu est en premier lieu organisationnel avant d’être technologique. Le risque encouru ne provient pas nécessairement d’un individu malveillant, il est souvent dû à un manque de respect de règles d’hygiène informatique fondamentales (clés USB perdues, mots de passe faibles etc.).

La deuxième est que l’architecture de cybersécurité doit être adaptée et proportionnelle à la menace et aux objectifs de sécurité. 





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Cérémonie des Prix Productivez ! 2015, organisée par le Symop, le Gimélec et le Cisma le 16 avril 2015 à Bercy