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06 avr. 2016 / INDUSTRIE RESPONSABLE

Economie circulaire : les conditions de succès pour les biens professionnels

Economie circulaire : les conditions de succès pour les biens professionnels

Le 6 avril 2016, le Gimélec a présenté les résultats de son étude comparative de la transposition de la Directive sur les déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) en Europe. A cette occasion, le Gimélec a réuni entreprises du secteur de l’équipement électrique et des automatismes et partenaires institutionnels pour un moment d’échange privilégié sur les conditions de succès d’une économie circulaire pour les équipements électriques professionnels.

Directive DEEE : une transposition française qui place le producteur au centre du dispositif

L’étude comparative de la transposition de la Directive DEEE par huit Etats européens[1], réalisée par le Gimélec, révèle la spécificité du modèle français de Responsabilité Elargie du Producteur (REP), qui place le producteur au cœur de la mise en place opérationnelle des filières DEEE. 
En France, le producteur est ainsi aux premières loges de la circularité « avale » (réemploi, seconde vie) dans laquelle il pourra jouer pleinement son rôle. 

Expériences vertueuses d’économie circulaire au sein de la filière éco-électrique

Au travers d’exemples concrets, les entreprises ont ainsi témoigné des synergies positives entre acteurs de la filière éco-électrique, autour de la prolongation de la durée de vie des équipements via les boucles « amont » de maintenance, de réparation ou encore de modernisation des installations. Les synergies s’étendent ensuite à leur fin de vie avec le démantèlement, le recyclage ou le réemploi. Ainsi, le constructeur et ses partenaires intégrateurs, installateurs, tableautiers et réparateurs sont d’ores et déjà impliqués, par leurs offres de services et de solutions innovantes, dans des expériences vertueuses d’économie circulaire, au bénéfice du client final comme de la minimisation de l’empreinte environnementale des produits et services fournis.

«Par la connaissance de son équipement et de son comportement à toutes les étapes de son cycle de vie, le constructeur détient la compétence nécessaire à la bonne spécification, dans le respect des règles de sécurité, des conditions de dépose, de traitement en fin de vie (démantèlement, dépollution), ou encore de garantie de performance de l’équipement dans ses différentes vies. Il a donc un rôle central à jouer dans l’articulation des différentes boucles amont et avales de l’économie circulaire» a expliqué Xavier HOUOT, pilote du Comité Stratégique Economie Circulaire du Gimélec.

Vers une concertation renforcée entre parties prenantes privées et publiques

Vertueuse d’un point de vue écologique comme économique, l’économie circulaire fait d’ores et déjà émerger de nombreux partenariats gagnants entre les acteurs de la filière, au bénéfice du client final.Les échanges de cette matinée ont fait ressortir la volonté des pouvoirs publics comme des entreprises, de renforcer la concertation entre les parties prenantes publiques et privées de l’économie circulaire, pour réunir les conditions de succès de ce nouveau paradigme. Cette concertation permettra de contribuer d’une seule voix au Paquet économie circulaire européen. Les échanges ont également permis de rappeler les spécificités des produits et services du secteur, concernant tant la durée de vie des produits et les services critiques qu’ils assurent, que les contraintes particulières auxquelles ils répondent.

Des priorités à défendre dans le cadre du Paquet économique circulaire européen

Alors que la Commission européenne a présenté à la fin de l’année 2015 son Paquet économie circulaire, la profession se mobilise pour promouvoir ses priorités en créant un Comité stratégique dédié à l’économie circulaire, qui dressera la feuille de route de la profession. Xavier HOUOT a souligné : « Il s’agit aujourd’hui de contribuer activement à la définition de notre environnement réglementaire français comme européen, et de définir ensemble les conditions dans lesquelles l’économie circulaire constituera un levier de croissance économique et d’emploi ».

Ainsi, la profession poursuivra au travers de sa contribution les objectifs suivants : 

  • Soutenir la compétitivité des entreprises et garantir l’équité du marché via la simplicité, l’harmonisation et la cohérence du cadre réglementaire européen ;
  • Miser sur le savoir-faire industriel du producteur pour garantir, tout au long de la boucle, les performances fonctionnelles et écologiques du produit, dans le strict respect des règles de sécurité ;
  • Définir le niveau pertinent de la chaîne d’information à mettre en place entre acteurs de la chaîne et vis-à-vis des autorités ;
  • Prendre en compte les spécificités des biens professionnels dans la définition des exigences environnementales ;
  • Contrôler la bonne application des règles par tous, par la mise en place d’un modèle efficace de lutte contre les produits non conformes et déloyaux.

Les entreprises du Gimélec sont aujourd’hui pleinement mobilisées dans le déploiement de l’industrie du futur, des réseaux intelligents (smart grids), des bâtiments intelligents (smart building) et de data centers (centres de données) économes en ressources. Ces technologies stratégiques emportent naturellement avec elles l’économie circulaire dans sa triple dimension économique, sociale et environnementale.

[1] Allemagne, Belgique, Espagne, France, Italie, Pays-Bas, Royaume-Uni et Suisse







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Reporting RSE : un Guide sectoriel pour la filière de l’équipement électrique